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En amour avec la campagne

En amour avec la campagne - Joann Bolduc

J’étais partie dans un village un peu perdu, pour me ressourcer. Je n’avais pas éprouvé ce sentiment de solitude, ce silence qu’offre la campagne, depuis si longtemps, que je ne m’en souvenais plus. Pour être tout à fait seule, j’avais loué une maison isolée qui ressemblait à un chalet. L’été, la forêt était magnifique, et j’appréciais de visiter cette partie du Québec que je ne connaissais pas avant. J’avais vu une annonce pour cette location dans un magazine. Je l’avais lu alors que j’étais chez mon spécialiste qui me faisait mes soins à l’acide hyaluronique ; j’en suis, d’ailleurs, très satisfaite, et je ne manque pas de le faire savoir autour de moi. Mon avis est pris en compte par mes amies et mes nombreuses relations, car ils voient le changement que ce traitement a eu sur moi. La tranquillité de l’âme m’importait au plus haut point, à ce moment-là, mais j’avais pris mon téléphone et mon ordinateur.

Je reçus un message, un soir, alors que j’allais me coucher. Il était presque minuit et je m’interrogeais sur l’identité de la personne qui me dérangeait à une heure aussi tardive. C’était ma sœur, et je ne peux rien lui refuser. Elle voulait savoir si elle pouvait venir à mon appartement, en ville. Elle serait de passage bientôt, mais elle savait que je ne serais pas chez moi avant un mois, au moins. Elle me demandait si elle pouvait récupérer les clés chez un de mes amis. En effet, Lisa s’occupait d’arroser mes plantes vertes, et de nourrir mes poissons. J’envoyais donc le lendemain matin, un message à mon amie pour qu’elle mette mes clés à la disposition de ma sœur. Elles se connaissaient, et je pensais qu’elles seraient contentes de se revoir.

J’allais, ensuite, me promener sur le terrain qui environnait la maison. Le jardin ne possédait que peu de fleurs, mais elles avaient été savamment choisies, et depuis que j’étais là, les floraisons se succédaient. Les habitants du village étaient tous des plus charmants. Je me pris même à penser que je serais bien, ici ; je m’informais, dès l’après-midi, de la possibilité d’acquérir la maison dans laquelle j’étais installée pour un court séjour. Le courtier me promit de poser la question de la mise en vente de cette demeure aux propriétaires, dès qu’ils seraient de retour de leur voyage à l’étranger. Ce fut plus rapide que ce que je pensais, car en deux mois, je fis l’acquisition de ce bien immobilier, et je ne m’en suis jamais séparée.

À propos de l’auteur :

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Si pour certaines l’écriture est une corvée, pour moi c’est une nécessite. En plus de rédiger des nouvelles que je partage à ma famille et mes amis proches - on verra bien quand j’aurai le courage nécessaire de les diffuser sur ce blogue - je blogue aussi régulièrement. Et il faut le dire, j’aime proposer du contenu un peu à la manière d’un magazine : voilà pourquoi je traite de plusieurs types de sujets. J’y jase donc d’esthétisme, du monde des affaires, d’événements, de restaurants etc. Bref, c’est frais, diversifié et ça surprend (du mois je pense!). Bien contente de vous compter comme lecteur. À bientôt!